Sunday, April 14, 2013

Mon système d'alimentation naturelle des chevaux

On me demande souvent comment je garde mes chevaux si beaux et en santé.  Ceux qui les ont vus pourront témoigner de leur vigueur, de la qualité de leur poil et de leurs sabots, et de leur grande résistance aux maladies et aux infections.  J'utilise un système d'alimentation naturel élaboré depuis de nombreuses années, et qui respecte la vraie nature de cet espèce herbivore qu'est le cheval. 

À la base, mes chevaux ne mangent que du fourrage à base de graminées, de l’eau de qualité, et des minéraux sous forme organique en formule équilibrée.  Je ne leur donne aucune moulée commerciale ou traitée, de céréales ou de grain.  Le cheval n’ayant pas dans son état naturel évolué pour digérer des huiles, des gras hydrogénés ou animaux, ou du sucre en grande quantité, j’ai du mal à concevoir qu’ils en aient besoin et que cela soit adapté à leur métabolisme.   Les études démontrent par ailleurs de plus en plus que le cheval doit éviter de consommer de grandes quantités de sucre et d'amidon.  

Par contre, les sols agricoles étant aujourd’hui très appauvris par les cultures intensives, il est important de leur fournir un supplément en minéraux de bonne qualité et facilement assimilables par l’organisme, car ces minéraux sont maintenant souvent absents ou mal équilibrés dans les fourrages cultivés. 
  
Ma recette de bas
Du foin à base de graminées à volonté et/ou pâturage.
Un fourrage déshydraté en cubes composé principalement de mil et comportant un peu de luzerne, servis trempés (en quantité limitée).
J'ajoute parfois un mélange d’avoine ronde et d’orge entière, en très petites quantités (une tasse par jour), et seulement pour le cheval très actif ou si la température atteint des extrêmes (-40C).

J’ajoute: 
Un complément quotidien équilibré de fabrication entièrement naturelle et adaptés aux besoins des équidés que j'ai développé au fil des années et de mes recherches.  Il inclut des quantités équilibrées de minéraux et d'oligo-éléments, du sélénium, des probiotiques, des anti-oxydants et des Oméga-3  **.
Des graines de tournesol noires (riches en acides aminés et en huiles naturelles végétales), servies avec l’écale (environ 1 tasse par jour).
Du vinaigre de cidre de pomme bio non pasteurisé et non filtré. 

J'ai éliminé les grains de leur diète.  Les chevaux qui reçoivent une diète riche en grains peuvent développer graduellement des problèmes digestifs et métaboliques.  La très grande majorité des chevaux, même ceux à l'entraînement, n'ont pas besoin de grains ou de concentrés.  Le fourrage doit constituer la plus grande partie de leur portion.  D’ailleurs le maïs, qui est souvent à la base des moulées commerciales, est pour 10 à 15% des chevaux une source de problèmes digestifs graves. 

De plus, l’alimentation trop riche en sucres et en hydrates de carbone provoque la dégradation graduelle de la structure des lamelles du sabot, qui se manifeste très longtemps avant la phase aiguë et la crise de fourbure.  Même si le cheval ne fait jamais de crise, les études les plus récentes démontrent que la laminite est non seulement une condition que l’on retrouve dans la majorité des chevaux domestiqués; mais elle est essentiellement le résultat d’une alimentation mal adaptée à son métabolisme, trop axée sur le grain et les fourrages riches en sucres non assimilables, ainsi que d’un mode de vie plutôt sédentaire sur des sols trop mous et trop uniformes. 

Finalement, mes chevaux ont accès à des sels d'origine minérale en libre-choix, dans de petites mangeoires installées dans leurs boxes.  Ils se serviront selon leurs besoins, les changements de saison et leurs cycles, car le cheval au naturel sait instinctivement ce dont il a besoin et ira à la recherche de ces minéraux dans son environnement, à condition d’avoir de grands espaces pour y combler ses besoins.  Étant donné que nous n’avons pas 10 000 acres à leur offrir pour vivre, les sels en libre-choix remplacent l’écorce, la mousse, les feuilles et les plantes de toutes sortes que le cheval consomme au fil des saisons pour s’alimenter. 

J’évite aussi de donner à mes chevaux des produits ou des médicaments chimiques, et j’ai découvert qu’il existe de nombreuses alternatives naturelles pour les soigner, y compris les vermifuges et l’anti-mouche. 

Pour plus de renseignements sur la régie naturelle, consultez les différentes sections de ce site, vous y trouverez une quantité croissant d'articles et de trucs.  Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir les nouveautés dans votre boîte aux lettres.

** Note:  J'offre désormais mon propre complément de choix sont sous forme organique, entièrement naturel, sans additifs chimiques ou agents de conservation, et hautement assimilable par l'organisme.  Ce complément quotidien équilibré destiné aux chevaux nourris exclusivement au foin est disponible à l'échelle canadienne.
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